Menés 3-0 les Cavaliers sont au pied du mur. Jamais dans l’histoire des finales NBA une équipe a réussi à remonter un tel déficit. Malgré tout, Cleveland a prouvé l’an dernier qu’ils étaient capable d’exploits à la limite du rationnel. Et ce n’était pas la première fois qu’une série basculait dans la folie.

Boston Celtics – Philadelphia 76ers (4-3), finale de conférence Est 1981

Classée par ESPN comme la plus belle série de l’histoire, cette opposition entre les 76ers et les Celtics est un monument de l’histoire de la NBA. Menés 3-1, les Celtics de Larry Bird réussissent à revenir à 3-3 avant de l’emporter lors des dernières minutes du game 7 sur un shoot de ce même Bird. De par son intensité physique hors-norme, sa tension psychologique et surtout son extrême indécision, cette finale de conférence est devenue légendaire. En effet, 5 des 7 matchs de la série se sont conclus par un écart égal ou inférieur à deux points ! Pour l’anecdote, seulement deux tirs à trois points ont été inscrits dans l’ensemble des sept rencontres. Une autre époque.

Houston Rockets – Phoenix Suns (4-3), demi-finale de conférence Ouest 1995

Game 7, 110-110, 7.1 secondes à jouer, l’ailier des Rockets Mario Elie reçoit la balle et déclenche un shoot à trois points. Surnommée “The Kiss of Death”, le baiser de la mort dans la langue de Molière, ce trois points assassin demeure l’un des tirs les plus emblématiques de l’histoire de la NBA. Les Rockets deviennent à l’époque la 5ème équipe à remonter un déficit de 3-1 pour arracher un game 7. Il sont désormais huit à avoir réalisé cet exploit. L’image du shoot clutchissime de Mario Elie restera encore gravée dans toutes les mémoires des amoureux de NBA pour de nombreuses années.

Miami Heat – San Antonio Spurs (4-3), finale NBA 2013

À 6 secondes près, les Spurs obtenaient le droit de soulever le trophée Larry O’Brien. Ray Allen en décida autrement. Menés 95-92 sur leur parquet à quelques secondes de la fin du match, LeBron James déclenche un tir à trois points pour tenter d’égaliser. Raté, Chris Bosh récupère, transmet à Ray Ray qui allume un shoot d’anthologie pour arracher l’overtime. Miami remporte finalement le match 101-100 et obtient le droit de disputer un game 7 crucial. Un match gagné par la bande à LeBron qui remporte son deuxième titre en trois ans, inscrivant pour de bon cette superteam au panthéon de la NBA.

Golden State Warriors – Oklahoma City Thunder (4-3), finale de conférence Ouest 2016

Surpuissants, favoris et invincibles, tout été dit sur la cuvée 2016 des Warriors. Les coéquipiers de Stephen Curry arrivent en playoffs avec un record de 73 victoires en saison régulière mais se retrouvent dos au mur en finale de conférence Ouest face au Thunder de Westbrook et Durant. Le champion en titre est mené 3-1 mais va réaliser un comeback extraordinaire pour foncer en finale au terme d’un game 7 culte. Un chef d’oeuvre signé par les Splash Brothers devant une Oracle Arena en fusion.

Cleveland Cavaliers – Golden State Warriors (4-3), finale NBA 2016

La dramaturgie de cette série et de son game 7 est sans égale. Revenus de l’enfer, les Cavs arrachent la victoire dans les derniers instants de la rencontre décisive grâce à un bloc légendaire du King James sur Iguadola, suivi d’un tir à trois points insensé de Kyrie Irving. Considéré par beaucoup comme le plus beau match de l’histoire des finales NBA, ce game 7 est un monument de basket. Un pur chef d’oeuvre, à l’image d’une série ayant passionnée le monde entier et ayant définitivement installée la rivalité entre les Warriors et les Cavs comme l’une des plus intenses jamais jouées. Une série et un dénouement inégalable sur le plan de l’émotion.

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