Les Cavaliers viennent de réaliser deux sweeps consécutifs à l’Est, tandis que les Warriors ont remporté leur série face au Jazz 4-0, après avoir également expédié les Blazers en 4 matchs lors du tour précédent et ils mènent leur série face aux Spurs 1-0 Les deux favoris se promènent dans ces playoffs.

Peut-on éviter l’inévitable ? Les dernières semaines de NBA semblent indiquer le contraire. Matchs après matchs, la vérité du terrain s’impose comme une évidence : Golden State et Cleveland dominent la concurrence de la tête et des épaules. À l’Est, les Cavaliers viennent de rentrer dans l’histoire en devenant la première équipe à enchaîner deux sweeps lors des premiers tours de playoffs deux années consécutives. Les victimes de cette année se nomment Indiana et Toronto. La saison dernière, c’était Detroit puis Atlanta qui avait subi la loi de LeBron, Kyrie et consorts.

À l’Ouest, où la concurrence est nettement plus relevée, Golden State s’est facilement débarrassé de Portland et a conclu sa série face au Jazz par une large victoire dans l’Utah. Là encore, deux séries remportées tranquillement pour avancer jusqu’en finale de conférence. Mais plus que le bilan chiffré de ses rencontres, c’est l’impression de facilité laissée par les deux équipes qui impressionne. Que ce soit les Cavs ou les Warriors, aucune des deux équipes n’a pour le moment eu à forcer son talent. Les deux ogres de la NBA foncent vers une nouvelle finale.

Assister à la même affiche en finale de NBA trois années de suite serait une première dans l’histoire. Même au plus fort de leur rivalité dans les 60’s, les Lakers et les Celtics n’avaient pas réalisé un tel exploit. Même si nous n’en sommes pas encore là, les performance des deux franchises dans ces playoffs sont déjà historiques. C’est la deuxième fois seulement dans l’histoire de la ligue, après les Pistons et les Lakers en 1989, que deux équipes enchaînent deux sweeps lors des deux premiers tours de playoffs. Mais à l’époque, il suffisait de 3 victoires pour avancer au tour suivant. Ces chiffres prouvent une fois de plus que nous vivons dans une époque de domination hors du commun.

Même lorsqu’ils sont bousculés, les deux géants ne font au mieux que vaciller. Il n’y a qu’à voir l’insolence de LeBron James lors de la série face aux Raptors ou l’échange musclé entre Kevin Durant et Rudy Gobert pour s’en rendre compte. LeBron James a littéralement marché sur la franchise canadienne, se permettant de s’amuser avec une bière au cours du game 1 ou de jouer avec la main gauche lors du game 3. Il finit la série avec un bilan statistique monstrueux : 36 points, 8,3 rebonds, 5,3 passes, avec
57% au tir, 48% à distance et 83% aux lancers. A 32 ans, King James marche sur la conférence Est.

Côté Warriors, même si le Jazz a opposé une belle résistance, l’extraordinaire richesse de l’effectif californien a une fois de plus fait la différence. Curry et Thompson en dedans ? Pas de soucis, Durant prend le relai et guide tout le monde lors du game 3. La franchise d’Oakland peut souffrir d’une ou deux défaillances individuelles, il y aura toujours une autre superstar pour faire le job. Le come-back sensationnel opéré par les Warriors lors du game 1 face au Spurs ne fait confirmer ce sentiment. Même mené de 25 points Golden State finit par s’en sortir.

Cavaliers et Warriors ne sont plus qu’à une marche de se retrouver une troisième fois d’affilée en finale NBA. Un évènement qui serait sans précédent, mais finalement assez facilement explicable. D’un côté, la relative faiblesse de la conférence Est est un argument majeur, Cleveland n’ayant aucun rivaux lorsque l’équipe joue à son véritable niveau comme elle le fait actuellement. Les joueurs de Tyronn Lue sont sans égal. A l’Ouest, l’arrivée de Kevin Durant à Oakland a rebattu les cartes. Déjà dominateurs la saison dernière, les Warriors sont encore plus complets et dangereux cette année. De là à dire qu’ils sont imbattables sur une série de conférence il n’y a qu’un pas.

Devrait-on se réjouir d’une nouvelle finale entre les deux géants du basket actuel ? Au vu des finales épiques des années précédentes, on a envie de répondre cent fois oui. Nous signerions de suite pour assister de nouveau à un affrontement homérique comme celui de la saison dernière. Une troisième opposition entre les Cavaliers et les Warriors encrerait pour de bon la rivalité entre les deux franchises comme l’une des plus intenses de l’histoire du sport américain.

Rassurez-vous, Cleveland et Golden State ne domineront pas la ligue pour l’éternité. Néanmoins, la perspective de voir les deux équipes ferrailler une nouvelle fois pour le trophée Larry O’Brien serait la conclusion logique d’une nouvelle saison où ils ont survolé les débats. Une finale entre les deux géants paraît bel et bien inévitable. Pour notre plus grand plaisir.

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