SEAS sort sa nouvelle collection “VERTIGE” : entretien avec le 90’s kid qui a fait de son délire une marque

Le jeune designer SEAS, de son vrai nom Quentin, vient de sortir sa nouvelle collection intitulée « Vertige ». Entre inspirations nineties et volonté d’imprimer sa marque, la dernière fournée que nous offre SEAS est de qualité. Entretien avec le designer qui nous explique les secrets de sa créativité — et de son succès qui ne fait que grandir.

L’idée derrière cette collection, nous explique SEAS, était de « rassembler le plus de personnes dans un délire commun. Que ça soit avec le Merci Internet, le 90’s Kids, le Trust nobody ou certains autre visuels. » Ses inspirations sont diverses, mais toutes parlerons aux 90’s kids, cette génération qui est la sienne et qui est au coeur de ce qu’il développe. Avec des références à Orange Mécanique pour son tee «L’Oracle », aux hotlines, ou encore à Chamillionaire, Il fait revivre des symboles de la youth culture à travers des designs rétro et une approche du streetwear bien à lui. Le tout forme un ensemble cohérent qui se rapproche de son idée de départ, qui était de « partager son délire » et de faire une sorte d’hommage à internet et à toute cette nouvelle génération, ces 90’s kids qui ont réussi à monter leur activité grâce au net.

Grâce à internet, lui s’est fait une place de choix. Quand de nombreuses petites marques galèrent à acquérir de la visibilité, lui peut se targuer d’être suivi par des dizaines de millier de personnes qui le suivent sur les réseaux, où il est présent depuis de nombreuses années. « Je pense que je dois ma visibilité grâce à ma présence sur les réseaux, mon ancienneté. Je suis juste là pour kiffer et faire mon bail, je suis là depuis longtemps par rapport aux « petites marques » qui se créent donc ça joue », nous explique-t-il. « J’avais crée mes réseaux pour suivre le taff de gens que j’appréciais, et pour faire tourner le mien. D’où la création de ma « marque », pour élargir la visibilité de mon taff. »

Lui, qui vient du graphisme, purement du visuel, a encore du mal à considérer les collections SEAS comme une marque. Il admet cependant que c’est en train d’en devenir une, même si à la base, ce n’est que son nom. « C’est avant tout mon blaze, donc c’est “moi qui fait des t-shirts”, alors que quand tu fais une marque c’est vraiment que tu fais quelque chose de sérieux. » S’il ne se prend pas au sérieux, l’engouement que suscite sa vraie-fausse marque est impressionnant : des centaines de partages, des milliers de likes, des dizaines de milliers de visiteurs sur sa boutique en ligne et des pièces portées par tout ses potes YouTubeurs et autres : il est partout et il sait créer la sensation. C’est peut être justement ce détachement et le fait qu’il ne se prenne pas au sérieux tout en restant accessible au plus grand nombre qui lui permet aujourd’hui de toucher autant de monde par son travail (et son humour).

Stocké à Citadium pendant deux semaines fin mars, le jeune graphiste a un procédé de travail simple et efficace : “L’idée me vient, je la note, après soit j’attend que ça fleurisse soit j’enchaine direct sur du crayonnage. J’affine le tout et je met ça sur ordi, je retravaille, et après t’assaisonnes le tout avec un mouvement de sel tout en flexant ton coude et là t’es sur que t’as un visuel qui claque.” Si les collections SEAS ne sont pas encore son activité principale (il est actuellement en dernière année d’études de communication visuelle), ça ne l’empêche pas de travailler d’arrache-pieds à chacune de ses nouvelles sorties. Grandement inspiré par la musique, qu’il consomme à haute dose, le jeune designer ne compte pas s’arrêter là et nous en dit plus sur ses plans d’avenir et les marques qu’il admire.

“Même si c’est cliché j’aimerai bien aller aux US ou au Japon et faire péter le truc, ça, c’est quelque chose qui me ferait kiffer.” nous explique SEAS. “Dans les marques que j’apprécie dans le streetwear t’as Patta, ils ont une vraie identité. Palace j’aime bien aussi, Stüssy c’est incroyable. Pour ce qui est de l’ancienne gen, les FILA, Sergio Tacchini, Kappa etc, j’respecte de ouf, ils ont eu un impact sur toute une génération comme les marques que j’ai cité en premières sont en train d’avoir sur la notre”

Il conclut : “Merci à toutes les personnes qui mettent en avant les jeunes créateurs. Merci Views. Et Merci internet.”

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