Les douze français évoluant en NBA ont connu des fortunes diverses cette saison.

Les satisfactions

Comment ne pas commencer en évoquant la superbe saison de Rudy Gobert ? Époustouflant de maîtrise tout au long de l’année, celui que l’on surnomme Gobzilla s’est définitivement installé comme l’un des meilleurs défenseurs de la ligue. Il en est d’ailleurs le meilleur contreur (2,6 contres par match) et quatrième meilleur rebondeur (12,8). Redouté et redoutable dans la raquette, Rudy Gobert est l’un des favoris pour remporter le trophée de Defensive Player of the Year.

En progression constante depuis plusieurs mois, Gobert est également devenu beaucoup plus tranchant offensivement. Il finit en effet la saison avec 14,0 points par match contre 9,1 la saison précédente. Pièce maîtresse de l’une de meilleures défenses de la ligue, Gobert s’apprête à prendre part aux premiers playoffs de sa carrière. En plus d’être le meilleur français évoluant actuellement en NBA, il est actuellement l’un des meilleurs joueurs au monde à son poste .

Du côté d’Orlando, Evan Fournier a livré une belle saison sur le plan personnel au sein du collectif défaillant du Magic. Il conclue d’ailleurs l’exercice en tant que meilleur scoreur français, avec une jolie moyenne de 17,2 points par match. Son début de saison fut néanmoins meilleur que la deuxième partie, une blessure au talon l’ayant diminué à partir des fêtes de fin d’année. Fournier termine tout de même meilleur scoreur du Magic. Une satisfaction donc, mais aussi la sensation que Fournier pourrait viser plus haut.

Nicolas Batum a également livré une saison globalement satisfaisante. Même si les Charlotte Hornets ont déçu de nombreux observateurs, la Bat’ a fait le boulot. Son association avec Kemba Walker est prometteuse. Les Hornets doivent néanmoins progresser dans de nombreux secteurs de jeu pour espérer regoûter aux playoffs. Le plus important pour Batum est qu’il a assumé le poids de son énorme contrat signé l’été dernier, ce qui n’était pas chose aisée.

Enfin, le rookie Timothé Luwawu-Cabbarot a réalisé une très jolie fin de saison du côté des Sixers de Philadelphie. Le cannois a impressionné son entraîneur au point d’enchaîner les minutes dans les dernières semaines -certes sans enjeu- de la saison régulière des Sixers. Il faudra compter sur son apport offensif et son dévouement défensif l’an prochain dans une équipe de Philadelphie bourrée de talents.

Les constants

Chez les Spurs, Tony Parker joue certes moins, mais demeure extrêmement précieux aux yeux de Gregg Popovich. Les deux hommes se connaissent par coeur et Parker est le relai de son coach lorsqu’il est sur le terrain. On notera également que les Spurs sont beaucoup moins sereins lorsque TP est sur le flan à cause de son physique. À 35 ans, Parker va vivre sa 16ème campagne de playoffs avec San Antonio. Vous avez dit expérience ?

Toujours dans les rangs des vétérans, Boris Diaw a lui aussi montré qu’il pouvait encore rendre service à une franchise ambitieuse. Débarqué au Jazz cet été, l’ailier-fort français a été très utile à la franchise de Salt Lake City cette saison. Son expérience et son tempérament seront très utiles au Jazz lors des playoffs.

Ian Mahinhmi a quand à lui été gêné par les blessures tout au long de l’année. Absent lors des trois premiers mois de la saison, le pivot français est de nouveau blessé et manquera le début des playoffs avec les Wizards. Une tuile de plus quand on sait l’apport défensif non négligeable de Mahinmi lorsqu’il est sur le terrain. Il est bien installé dans la rotation de Washington et on espère de tout coeur que son corps le laissera tranquille l’an prochain.

Les déceptions

La plus grosse déception de la saison des frenchies de la NBA est bien évidemment Joakim Noah. Débarqué à New York en grande pompe cet été, l’ancien pivot des Bulls a vécu une saison galère de bout en bout. Le retour de Noah dans sa ville natale a complètement tourné au vinaigre, entre mauvaises performances, poids d’un contrat monumental sur les épaules et suspension pour utilisation de produit interdit par la ligue. Un échec sur toute la ligne pour Noah comme pour les Knicks.

À la Nouvelle-Orléans, Alexis Ajinca a lui aussi vécu une saison compliquée. Déjà peu utilisé lors des premiers mois de la saison, le français a vu DeMarcus Cousins débarquer lors du plus gros trade de l’année. Son avenir chez les Pelicans semble pour l’instant bien morose.

À revoir

Kevin Séraphin joue trop peu aux Pacers, même si il parvient à gratter quelques minutes par ci par là. Il donne surtout l’impression de stagner dans l’Indiana, ses défauts et ses forces étant toujours les mêmes que lors des exercices précédents.

Enfin, Joffrey Lauvergne a vécu une année de globe-trotter. Les Nuggets puis le Thunder avant de finalement atterrir chez les Bulls, voilà pour le parcours du français. Il a réussi quelques jolies performances en fin de saison avec Chicago. L’année prochaine est pour lui l’occasion de s’installer durablement dans la rotation des Bulls.

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