Sans arrêt à la recherche d’innovation pour contrer Nike, la marque aux trois bandes vient de frapper fort et de prendre une foulée d’avance avec sa Futurecraft 4D. Mais pas encore pour tout le monde…

Après la technologie Boost rendue célèbre par son confort et sa légèreté, laissons place à une toute autre génération de semelle… imprimée en 3D. adidas a annoncé jeudi dernier le lancement officiel de son nouveau modèle sorti tout droit d’un film de science-fiction, à l’occasion d’un évènement à New York qui lui était entièrement dédié.

Pour la petite histoire, la firme située à Herzogenaurach avait déjà précédemment lancée une série de cette fameuse paire en décembre 2015, à un tirage très limité, accessible uniquement via l’application Smartphone Adidas Comfirmed. Le succès a été tel qu’adidas a décidé d’offrir à sa clientèle une nouvelle édition. Pourquoi est-elle ainsi dénommée Futurecraft 4D ? Pas encore en raison de l’implantation de la 4ème dimension sur une sneaker, mais tout simplement car celle de 2015 se nommait Futurecraft 3D.

Première de la série à être sortie, la 3D Runner Black a été distribuée en quantité très restreinte.

C’est en collaboration avec Carbon, la start-up californienne pionnière de cette nouvelle technologie baptisée Digital Light Synthesis que le projet s’est concrétisé. Ce procédé dernière génération permet d’imprimer en trois dimensions la semelle intermédiaire de la Futurecraft, qui s’inspire bien évidemment du design et du shape de sa cousine, la adidas Ultraboost. Complètement novatrice, cette nouvelle semelle est conçue pour s’adapter au poids et à la foulée du coureur grâce à la souplesse obtenue grâce à l’impression 3D. Conçue avec une résine polymère sensible à la lumière et sensée être révolutionnaire pour ses utilisateurs, elle pourrait ne rien avoir à envier à la toute récente VaporMax, dernière innovation côté Nike.La production de plus de 100 000 paires incluant cette technologie a déjà été planifiée. Pour l’instant, adidas va sortir 300 exemplaires de sa Futurecraft uniquement en Friends & Family, avant de la commercialiser officiellement fin 2017, à un tirage limité à 5000 exemplaires. Pour l’anecdote, le temps d’impression de la semelle de l’ancienne génération de Futurecraft  (2015) était d’environ 10 heures, contre seulement 90 minutes pour la nouvelle édition. La durée de fabrication dans le processus productif est donc considérablement réduite, avec pour objectif  de la ramener à 20 minutes (!) à l’avenir.Très rapide donc, mais il semblerait qu’il n’en soit pas de même en ce qui concerne sa commercialisation à grande échelle. Voilà plus d’une année que la technologie a fait surface et 8 mois d’attente seront encore nécessaires avant de pouvoir espérer se la procurer sans un statut VIP auprès de la firme allemande. Un paradoxe donc entre augmentation de la rentabilité à la production et rapidité de commercialisation à grande échelle, très certainement pour conserver quelques temps l’aspect exclusif de sa sneaker la plus aboutie. Une stratégie efficace pour adidas? Il faudra patienter pour le savoir.

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