Les deux dernières années ont vu deux joueurs des Wolves, Andrew Wiggins et Karl-Anthony Towns remporter le trophée du Rookie de l’année. Cette année, le gagnant devrait logiquement être un représentant d’une autre franchise. Découvrez notre sélection.

Le favori était Joel Embiid. Il faut dire que pivot a cartonné pour sa première saison. 20,2 points, 7,8 rebonds et 2,5 contres, le tout en 25 minutes par match. Des statistiques dignes d’un pivot All-Star. Avec de telles chiffres, impossible de ne pas voir Joel Embiid nommé ROY et pourtant, les blessures en ont décidé autrement. Avec seulement 786 minutes de temps de jeu au total, et 31 matchs disputés sur 82, c’est bien trop faible pour prétendre au titre. Parmi les rookies des années précédentes, ceux ayant joué le moins de matchs sont Patrick Ewing en 1986 et Vince Carter en 1999, tous deux avec 50 matchs. Autant dire que c’est quasiment mission impossible pour le camerounais.

Pourtant, on ne peut pas dire que cette session 2016-2017 NBA ait été fleurie de très bon rookies en terme de production. Le numéro 1 de la draft Ben Simmons n’a finalement même pas joué de la saison. S’il faudra du temps pour certains joueurs, il n’y en a que très peu qui affichent des statistiques dignes de ce trophée. Tellement peu que certains ne veulent même pas voir le trophée décerné cette année. Pourtant, deux noms méritent de l’attention.

Dario Saric 

Le Croate drafté en 12ème position en 2014 a effectué ses débuts NBA cette saison, et avec plutôt de bonnes performances. Si ses premiers mois ont été difficiles, on aperçoit un certain potentiel, qu’il va finalement exploser notamment depuis le ASG (17,7 points à 43,4 %, 7,3 rebonds, 3,3 passes). De belles statistiques, même si sur l’année ses moyenne sont moins flatteuses. Une saison réussie, un bon potentiel, Dario est l’un des jolis espoirs des 76ers et l’un des rares vrais prétendants au Rookie Of The Year.

Malcolm Brogdon

C’est la grosse surprise de la saison. Le meneur des Milwaukee Bucks tourne à 10,3 points, 4,3 passes et 2,8 rebonds. Des statistiques intéressantes, surtout pour un joueur drafté au second tour. Le joueur des Bucks peut même se targuer d’avoir réalisé un triple double cette saison. Joueur intéressant dans la rotation, d’autant plus après la blessure de Jabari Parker, le rookie démontre de belles capacités à la création. Son entente avec Giannis est excellente, ce qui lui vaut désormais une place de starter. Seul hic, avec seulement 10 points de moyenne, le bilan est délicat statistiquement.

Au final, seul ses deux joueurs se démarquent véritablement. Quelques autres rookies méritent tout de même d’être évoqués.

  • Jaylen Brown est une bouffée d’air frais chez les Celtics dans la rotation, mais ses statistiques sont trop faibles pour prétendre sérieusement à devenir rookie de l’année.
  • Brandon Ingram se réveille en ce mois de mars chez les Lakers, mais il a signé un mauvais début de saison notamment au shoot. L’apprentissage n’est pas évident mais le potentiel est là.
  • Jamal Murray finit lui aussi la saison de belle manière du côté de Denver, mais son manque de régularité le pénalise. Avec 36 points au Rising Star Challenge, il nous avait démontré son talent au scoring.
  • Marquese Chriss réalise lui aussi un très bon mois de mars (décidément), un peu tard pour les Suns, mais un talent de plus à surveiller, et à confirmer dès l’an prochain.
  • Buddy Hield, le nouveau joueur des Kings arrivé dans le fameux transfert de DeMarcus Cousins, tourne à 14,4 points à 49 % au shoot. Encore un autre rookie qui se réveille un peu tard. Meilleur scoreur de NCAA l’an dernier, il peut réaliser de belles choses en NBA. Sa saison sophomore devrait le confirmer.
  • Willy Hernangomez  gagne quant à lui du temps de jeu en l’absence de Joakim Noah. 11,3 points et 8,8 rebonds depuis qu’il débute dans le cinq majeur. C’est très encourageant pour lui et sa franchise de New York.

L’année des rookies a été globalement décevante, même si la fin de saison laisse entrevoir de belles promesses. On aura donc à coeur de suivre leur progression l’an prochain, et voir enfin Ben Simmons à l’œuvre.

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