Pas franchement convaincant cette saison, l’international français affiche un déchet technique de plus en plus problématique pour les ambitions parisiennes. A tel point que l’on peut se demander si le PSG pourra véritablement grandir avec lui.

La victoire aisée à Bordeaux (3-0) a confirmé ce que tout les observateurs avec un minimum d’objectivité savaient déjà : Paris brille beaucoup plus sur le plan technique sans la présence de Blaise Matuidi sur le terrain. Tout le monde sait que le parisien a pour points forts son volume de jeu et son abattage souvent invraisemblable, alors qu’il est extrêmement limité sur le plan technique.

Jusqu’au détonnant réveil monégasque et l’éclosion niçoise de cette année, Paris dominait tranquillement la Ligue 1. Matuidi régnait paisiblement sur les entrejeux de l’hexagone, avec Motta et Verratti à ses côtés. Certains diront que les deux italiens sont assez à l’aise balle au pied pour combler les manques de Matuidi. C’était vrai en Ligue 1 mais ça ne l’a jamais été dès que le niveau s’est élevé en Ligue des Champions. Le problème est que le déficit technique de Matuidi se fait désormais sentir jusqu’en Ligue 1, à l’image de son match catastrophique face à Monaco.

Avec six passes ratées et deux centres manqués (sur deux tentés), les erreurs de Matuidi face à un rival dans la course au titre ont agacé un bon nombre de suiveurs du club parisien. En brillant par son incapacité à se mettre au diapason d’un tel match, il a pénalisé tout le milieu de terrain de son équipe. Mis à part quelques observateurs mettant encore et toujours en avant son volume de jeu, Matuidi a unanimement déçu.

Il faut se rendre à l’évidence : le longiligne milieu est beaucoup moins influent que les saisons précédentes. En témoignage ses statistiques en championnat cette saison, zéro buts et une passe décisive. Des chiffrés faméliques pour un milieu qui cherche le plus souvent à se projeter vers l’avant. Evoluant certainement en sur-régime d’un point de vue offensif les saisons précédentes, Matuidi n’en reste pas moins beaucoup moins influent dans le jeu cette année qu’un Rabiot, un Verratti ou un Motta.

Le ballon ferait-il peur à Blaise ?

Plus inquiétant encore, Matuidi donne la sensation qu’il ne progresse pas. Tandis qu’un joueur comme Rabiot a franchi un véritable cap aux côtés d’Unaï Emery, « Blaisou » stagne. Courtisé par la Juventus cet été, l’international français, qui aura bientôt 30 ans, avait l’opportunité d’aller découvrir un nouveau championnat au sein de l’un des tops clubs européens. Le Paris Saint-Germain en a décidé autrement.

Nasser était bien décidé à conserver son milieu de terrain relayeur, si précieux à l’équilibre de son équipe sur le terrain et dans le vestiaire. Les multiples blessures de Verratti, celle de Rabiot après la trêve, l’incapacité de Motta à enchaîner des matchs à haute intensité et la disparition totale de Krychowiak donnent raison au board parisien. Le PSG a besoin de Matuidi pour se maintenir à flot. Mais probablement pas pour viser plus haut.

À la poursuite de Leo

A quelques jours du match le plus important de sa saison, difficile de dire ce qu’Unaï Emery va réserver aux catalans. Va-t-il faire le choix du 4-3-3 parisien classique ? On sait qu’il a montré ses limites en Ligue des Champions au fil des années. En cas de retour miraculé de Pastore, Emery tentera-t-il de jouer en 4-2-3-1 ? Pastore en meneur de jeu soutenu par Verratti et Rabiot un peu plus bas apparaît comme un système séduisant.

Un système tactique certes risqué, mais Paris sera dans l’obligation de marquer ce mardi au Parc des Princes. Ce 4-2-3-1 sortirait Blaise Matuidi au profit de joueurs plus à l’aise techniquement. Un choix qui apparaîtrait comme logique comme on connaît ses lacunes lorsque l’opposition est plus difficile. Le raisonnement inverse peut nous amener à penser qu’Emery se priverait là d’un joueur capable de courir de nombreux kilomètres pour harceler le porteur du ballon et effectuer de bons replis défensifs. Une chose est sûre, Emery devra trancher et son choix enverra un message fort à Blaise Matuidi. Vivement la Saint-Valentin.

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