Après avoir connu d’immenses succès tels que Inception ou la trilogie Batman, le maestro Christopher Nolan s’essaye au film de guerre. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça fait très envie. Dans un monde oppressant, cruel et impressionnant, Nolan fait le récit d’une bataille trop méconnue. L’attente au tour de ce film est à la fois importante et légitime, on vous explique pourquoi.

Des moyens énormes

Pour Dunkerque, Nolan s’offre un casting de choix. On y retrouvera Tom Hardy, l’un de ses acteurs favoris, ainsi que Cillian Murphy (qui a joué l’épouvantail dans Batman Begins). Toutefois, ce casting comporte de grandes surprises. Tout d’abord car Harry Styles, membre des One Direction, jouera le rôle d’un soldat britannique. Ensuite, car le rôle principal du film sera tenu par Fionn Whitehead, un acteur de 19 ans, qui prendra part dans Dunkerque à son premier rôle au cinéma.

Mais les surprises ne s’arrêtent pas là. Selon des sources proches de Warner Bros, la société de production a dépensé 5 millions de dollars pour l’achat d’un authentique avion de guerre datant des années 1940, pour mieux le détruire. Le but ici est de réaliser un crash parfaitement réel et crédible, pour ainsi dépasser les limites des effets spéciaux réalisés par ordinateur, dont Christopher Nolan n’est pas le plus grand fan.

Et si dépenser 5 millions de dollars dans l’achat d’un avion pour seulement quelques scènes vous parait excessif, n’oubliez pas que Warner Bros s’attend à plusieurs centaines de millions de dollars de recettes.

Un rendu visuel immersif

Christophe Nolan et son énorme fan-base

C’est un fait, Christopher Nolan est un habitué des films à succès, tant qualitativement que commercialement. Inception, The Dark Knight, Interstellar, ces créations que l’on doit à Nolan ont su convaincre le public. C’est donc désormais avec excitation que nombre de ses fans attendent le prochain film du réalisateur britannique.

Nolan est sans doute actuellement le plus doué pour transformer une idée et une vision globale d’un projet en une oeuvre esthétiquement et scénaristiquement bluffante. Sa volonté de réaliser des films aux scènes d’actions ultra réalistes et aux récits prenants, aux personnages à la fois complexes et attachants, a fait de lui un homme qui génère un intérêt cinématographique sans égal dans sa génération.

Christopher Nolan (au centre) sur le tournage.

Il y a évidemment un début à tout, Nolan pourrait décevoir son public avec un projet si différent du reste de sa filmographie. Mais même si  nous n’avons actuellement aucune garantie concrète sur le rendu final, tous les indices portent à croire que le film s’apprête à marquer le genre et, plus globalement, le cinéma dans son ensemble.

L’exploration d’un nouveau genre :

Le choix de Nolan d’aborder un genre qu’il ne connaissait pas jusque là crée l’intrigue. Ce n’est ni un film de science fiction, ni un film de super-héros, mais un film qui traite d’un fait de guerre d’il y a 77 ans.

Il est clair que Nolan a prit le risque de sortir de sa zone de confort, pour s’aventurer sur le terrain d’un genre qu’il ne maitrise pas forcément mais qui sans nul doute l’attirait. Depuis trop longtemps, le cinéma avait négligé cette période phare de la guerre. C’est donc avec énormément d’impatience que le public se pressera dans les salles pour voir à la fois le dernier Nolan, mais aussi un film au thème unique qui met en lumière une bataille à la fois épique et importante dans le conflit global de la seconde guerre mondiale.

« Dunkerque est l’une des plus grandes histoires de l’histoire humaine, jamais racontée dans le cinéma moderne. »

– Christopher Nolan

Comprendre le contexte de ce film le rend d’autant plus spécial. Mai 1940, plage de Dunkerque, 400.000 soldats attendent de pouvoir s’échapper par la mer pour fuir l’armée nazi à leurs trousses. Pour contrer cet étau allemand, les Britanniques lancent l’opération Dynamo. Cette manoeuvre très périlleuse qui a pour but d’embarquer les troupes, direction la Grande-Bretagne est couronnée de succès. Cette réussite est dû en grande partie au sacrifice de l’armée française qui empêche 200.000 ennemis de percer les lignes de résistances et ainsi de décimer l’armée anglaise. Ce fait d’arme est très peu connu en comparaison à Stalingrad ou au débarquement, mais il n’en est pas moins important dans l’ensemble du conflit.

Tous les ingrédients d’un énorme succès cinématographique sont réunis : du génie à la réalisation, de la nouveauté dans la forme, des moyens colossaux pour mettre en place le tout. Dunkerque, ou Dunkirk dans sa version anglaise devrait ainsi marquer au fer rouge l’année 2017.

Rendez-vous le 21 juillet dans les salles pour la confirmation.

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