Le rappeur originaire de Harlem, que nous avions longuement interviewé ici, nous dévoile le premier extrait de son premier album « Campout Shifts and Dope Fits (CS:DF) », qui sortira en janvier 2017. Et cet extrait, intitulé Burn, est la preuve qu’il y aura toujours une autre Amérique que celle affichée depuis ce matin dans les journaux du monde entier, une Amérique qui est elle guidée par la seule volonté de s’en sortir.

Burn - Senseigod

Artwork du track “Burn”

Véritable voyage introductif dans son quartier et dans sa vie, le visuel de ce track aux sonorités abouties est léché, nous baladant de Harlem jusque dans sa cuisine (dans la culture rap US, to cook est une métaphore de la préparation d’un projet). La production du track, aux sonorités japonaises en arrière-plan, nous entraine dans le flow de Senseigod qui au fur et à mesure du morceau évoque de plus en plus celui de ZOMBIE Juice, l’excentrique rappeur du Flatbush Zombies. 

Dans ce morceau abouti, Senseigod nous parle du chemin difficile d’un rappeur voulant réussir dans la musique aux États-Unis, notamment de tous les efforts financiers auquel il doit consentir pour espérer y parvenir :

« One day I’ma learn / To save what I earn / But not at the moment / ‘Am lettin’ it burn » 

Un jour j’apprendrai à garder ce que je gagne / Mais pour l’instant je laisse tout brûler

Dans le même temps, il explique également que les sacrifices nécessaires à sa réussite s’opposent au mode de vie d’incorrigible hypebeast qu’il mène : ce morceau est celui du choix, ce sera la musique avant tout. Entouré de son crew, les Almighty SOR$, ainsi que de son père, il nous dit aussi dans ce clip  que la réussite ne peut être que collective.

“Life goes on and I’ma live this shit like I have two lives”

“La vie est longue, et je vais la vivre comme si j’en avais deux”

En bref, Senseigod va tout casser. Retrouvez notre interview avec le MC new-yorkais en cliquant ici. 

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