Chaque année, de nouveaux rookies débarquent en NBA, plus ou moins attendus, certains brillent, d’autres connaissent quelques difficultés à s’habituer à la grande ligue mais chacun rêve de gagner cette prestigieuse récompense. Il est toujours délicat de pronostiquer le vainqueur, Michael Carter-Williams l’a remporté en 2014 étant sélectionné en 11ème position, Damian Lillard l’a remporté en 2013 en étant sélectionné 6ème. Une des principales différences avec le MVP est qu’ici on ne cherche pas un joueur qui fasse gagner son équipe : parmi les 10 derniers Rookie of the Year, aucun n’était dans une équipe au bilan positif.

Views a séléctionné pour vous une liste non-exhaustive des potentiels vainqueurs : 

Ben Simmons, numéro 1 de la Draft 2016, sélectionné par les Sixers, il est forcément difficile de ne pas l’évoquer. Brillant à LSU malgré la défaillance collective, et considéré comme  un élève peu studieux. Le 30 septembre, il se fracture le pied droit à l’entrainement et doit se faire opérer compromettant ainsi sa saison, certains médias rapportent que cette blessure serait à l’origine de sa prise de muscle de 15 kilos, mais il s’avérerait que Ben aurait quelques peu exagéré les chiffres écartant ainsi cette hypothèse. Quoi qu’il en soit le titre de ROY semble fortement compromis pour lui, sa date de retour n’étant fixée qu’autour de janvier, à moins de plusieurs mois de folie pure, et ça le garçon en est capable.

 

Brandon Ingram, après le numéro 1 voici forcément le numéro 2, sélectionné par les Lakers de Los Angeles, le joueur censé prendre les rennes de “l’après Kobe” dégage énormément de talent. Il débarque de la prestigieuse université de Duke connu comme un gros vivier de prospect. Le jeune Ingram est comparé très souvent à Kevin Durant (rien que ça) notamment dû à son physique, il est promis à un bel avenir en NBA tout en montrant déjà des choses intéressantes en pré-saison, nul doute qu’il ne devrait pas être loin dans la course. Il tournait à 17,3 points de moyenne et 6,8 de rebonds en NCAA. Seule inquiétude, son physique un peu juste, il doit prendre de la masse musculaire s’il ne veut pas se faire bousculer trop facilement par ses adversaires, son évolution physique sera intéressante à suivre.

 

Jaylen Brown, après le numéro 1 et 2, voilà le 3ème choix de la draft 2016. Sélectionné par les Boston Celtics l’ailier impressionne déjà en pré-saison, tout droit venu de Californie, le jeune garçon semble bourré de talent. Peu à l’aise à 3 points pour un ailier, il devrait être amené à travailler un peu son shoot cette saison s’il ne veut pas “lancer des briques” constamment. À la fac, Jaylen tournait à 14,3 points et 5,3 rebonds de moyenne mais seulement à 29% à 3 points. Brown impressionne déjà ses coéquipiers grâce à ses qualités athlétiques, il pourrait rendre de bons services sous l’arceau, un probable outsider donc puisqu’il devrait seulement sortir du banc. Nul doute que Brad Stevens saura l’utiliser à la perfection.

 

Kris Dunn, tout droit venu de Providence, sélectionné par les jeunes et talentueux Wolves, meneur de jeu il est amené à détrôner Ricky Rubio. Ayant connu une enfance difficile son histoire mérite d’ores et déjà le respect, possédant de bonnes qualités athlétiques, il est considéré comme étant prêt pour la NBA puisqu’il est l’un des rares prétendants à avoir rempli son cursus universitaire avec 4 ans de fac. En difficulté cependant avec son shoot en pré-saison, il devra trouver ses marques rapidement, mais il ne devait pas être starter, du moins en ce début de saison. Mais qui sait, avec la confiance et la progression, il ne serait pas étonnant de le voir dans le 5 de départ en cours de saison.

 

Buddy Hield, attention shooteur en série, sélectionné en numéro 6 par les Pelicans, joueur de l’année et nommé dans le cinq majeur de la NCAA la saison dernière, il tournait à 25 points de moyenne. Il devra réussir à retranscrire son talent offensif en NBA. Adepte du catch & shoot, ses qualités sont évidentes, et ça tombe bien les Pelicans pourrait bien avoir besoin d’un joueur capable de shooter. Lui aussi ayant rempli son cursus universitaire, il devrait pouvoir se mêler à la course avec un temps de jeu conséquent grâce à son expérience et son talent offensif.

 

Joel Embiid, drafté en 2014 en 3ème position par les Sixers, blessé durant les deux dernières saisons, il n’a toujours pas joué une seule minute en NBA. Le pivot est donc toujours considéré comme un rookie, victime de blessure répétitives au pied droit, il n’en reste pas moins un grand espoir. Déjà impérial en pré-saison, il devrait lui aussi être capable de sortir une belle saison, ses minutes limitées ne l’ont pas empêché de réaliser un double-double en 14 minutes contre Washington. Intérieur très moderne, capable de dominer des deux cotés du terrain : Et si c’était lui le favori ?

 

Jamal Murray, sélectionné en 7ème position par les Nuggets, combo guard capable de créer son shoot et plutôt bon tireur. Lui qui tournait à 20 points et 5 rebonds de moyenne en NCAA devrait être un bel outsider au titre de rookie de l’année vu ses qualités. Il faudra cependant voir si il parvient à tenir la cadence en tant que doublure de Mudiay voir même dans la rotation au poste d’arrière, le tout à seulement 19 ans. Il a une belle carte à jouer à Denver, franchise qui devrait lui donner l’opportunité de s’exprimer.

Nous pourrions aussi mentionner dans cette course : Dragan Bender, Thon Maker, Denzel Valentine, ou encore Marquese Chriss, des profils intéressants à surveiller.

Voilà donc les rookies qui devraient tirer leur épingle du jeu cette saison, mais attention au temps de jeu, rares sont ceux pouvant prétendre au titre en sortie du banc. Nous ne sommes cependant pas à l’abri qu’une surprise se glisse dans la course pour succéder à Karl-Anthony Towns. Début de réponse cette nuit.

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