En grande difficulté au sein même de son propre parti après ses déclarations misogynes datant de 2005 qui sont sorties dans les médias, Donald Trump n’a visiblement plus grand chose à perdre et tente le tout pour le tout pour sortir la tête de l’eau dans les sondages.

Le 7 octobre dernier, le probable coup de grâce sur les chances de voir Donald Trump président des États-Unis a été porté. The Washington Post a lâché une bombe médiatique en dévoilant une vidéo datant de 2005, lors de laquelle le candidat républicain déclara notamment « Et quand tu es une star, elles te laissent faire. Tu fais tout ce que tu veux. Tu peux les attraper par la c****e ».

Cette fois-ci, l’adage « Qu’on parle de moi en bien ou en mal, peu importe. L’essentiel est qu’on parle de moi » ne fonctionne plus pour Trump, lui qui semble avoir employé cette méthode à outrance ces derniers mois. La situation est d’autant plus compliquée pour l’homme d’affaires que dix femmes se sont déclarées victimes d’avances sexuelles appuyées et non consenties suite à la divulgation de la vidéo dans les médias. C’est la mauvaise pub de trop pour le milliardaire qui est désormais dos au mur dans son duel avec Clinton, et quitte à perdre assez nettement le 8 novembre prochain, Trump va terminer sa campagne sans le moindre complexe, et cela risque de ressembler à une battle de Rap Contenders.

«Nous sommes comme des athlètes (…) Les athlètes doivent passer un contrôle antidopage, je pense que nous devrions faire de même avant le débat» a ainsi affirmé le candidat républicain en doute décontraction, du pain béni médiatique et un sujet où encore une fois Trump recherche la polémique, terrain qu’il maitrise parfaitement tant il y est habitué. Il ajouta par la suite « Je ne sais pas ce qui se passe avec elle. Au début du dernier débat, elle était gonflée à bloc. À la fin, elle pouvait à peine retourner à sa voiture. » Enième attaque sur la santé de Clinton, mais cette fois en suggérant que la démocrate a recours à la drogue pour tenir le rythme de la campagne, la moumoute blonde la plus célèbre de la planète n’a clairement plus le temps pour le politiquement correct.

Trump a terminé par une déclaration tel un point final sur sa semaine assez folle :  « L’élection est truquée par des médias corrompus qui mettent en avant des allégations complètement fausses et des mensonges éhontés afin de la faire élire. » Le républicain s’attaque à sa deuxième cible préférée après Hillary Clinton, les médias. Trump se place dans le rôle de la victime alors qu’il est lui même accusé d’avances sexuelles par une dizaine de femmes, le culot est sans limite. Toutefois sa déclaration sur les médias et leurs positions politiques assumées est clairement plus défendable que celle du contrôle anti-dopage assez loufoque, et oui, Donald Trump ne dit pas que des conneries.

À 3 petites semaines de l’élection du 45ème président des États-Unis et avec un retard de 4% dans les sondages le fantasque Donald Trump n’est assurément pas à sa dernière sortie complètement folle, pour notre plus grand bonheur.

 

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