Il aura fallu quatre jours pour que les gabonais voient le président sortant, Ali Bongo Ondimba, obtenir 49,80 % des voix pour être à nouveau élu Président. Son opposant Jean Ping obtient 48,83 % du suffrage. Pour l’opposition ces résultats sont faussés et une réclamation d’un nouveau décompte a eu lieu.

En effet, certains résultats laissent place au doute. Dans la province du Haut-Ogooué, le taux de participation frôlant les 100 % pose notamment question.

 « Les Gabonais n’accepteront pas ces chiffres », a ajouté un porte-parole du candidat.

Les civils opposés à cette réélection se massent en nombre dans les rues. Libreville est dans le tumulte depuis le mercredi 31 aôut. Des violences, des pillages, des heurts, et ces troubles ne cessent de s’accentuer.

Le Conseil de sécurité de l’ONU se dit « profondément préoccupé » suite au  troisième mandat qui se profile pour Ali Bongo et les violences qui en découlent.

Pendant ce temps-là, les forces armées du parti au pouvoir pénètrent dans le QG de l’opposition. Tout est saccagé, détruit, des tirs nourris résonnent dans Libreville. Via Twitter, Jean-Ping annonce qu’une vingtaine de personne serait actuellement retenue dans le bâtiment. Parmi elles l’ancien vice-président de la République Didjob Ding Duvungui.

 

Dans les rues, la répression est omni-présente. Le nombre de blessés ne cesse d’augmenter et la liste des morts de s’allonger.

 

Dans la nuit de mercredi à jeudi 1er septembre, les manifestants se sont dirigés vers l’Assemblé nationale et l’ont brûlée.

« La démocratie s’accommode mal de la prise d’assaut d’un parlement et de la télévision nationale »

 

Face à cette mise en cause du pouvoir, Bongo affiche sa fermeté. Le Président rejette toute responsabilité dans les violences qui ont causé la mort de gabonais. Pour lui, ce ne sont que des « groupuscules formés à la destruction ».

 

Le ministre de l’Intérieur a annoncé, durant un point presse, l’arrestation depuis mercredi soir d’environ un millier de personnes dans tout le pays, dont 600 à 800 dans la capitale Libreville. Les centres essentiels du pouvoir étaient sécurisés par un imposant dispositif.les-images-des-emeutes-apres-l-election-controversee-d-ali-bongo-1472671398« Divisés nous sommes faibles. Unie, l’Afrique pourrait devenir,une des plus grandes forces de ce monde. » Kwame Nkrumah

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