Pour leur retour dans l’élite, Hull City fait un sans-fautes. Deux victoires en championnat et le deuxième tour de League Cup passé sans difficulté mais voilà, les blessures à répétition, la guerre entre dirigeant et supporter et les départs impromptus ont rendu l’été tumultueux à Kingston-upon-Hull.

Après tout, on est quoi sans la foi ?

Faire tomber le champion en titre lors de sa première journée en Premier League c’est beau. Pourtant les Tigers ont passé une trêve des plus chaotiques.  Début juillet, les cadres tombent un par un, blessé au dos en fin de saison dernière, le gardien titulaire Allan McGregor manquera les six premiers mois de Premier League.

Le défenseur Alex Bruce se déchire le tendon d’Achille et ne sera pas opérationnel avant janvier 2017. Moses Odubajo se déchire un ligament du genou. Le latéral droit prend six mois. Pour couronner le tout, lors du match de préparation opposant Hull à Mansfield Town c’est Dawson, le capitaine, touché au ligament du genou, qui doit rejoindre l’infirmerie. La poisse grandissante doit être très vite freinée. Pour parée l’hécatombe, il va falloir acheter. Mais la famille d’investisseur égyptien Allam ne l’entend pas de cette oreille. Avoir des investisseurs qui n’investissent pas voilà qui accroit un peu plus la frustration chez Steve Bruce, entraineur des Tigers depuis 2012. Il décide de claquer la porte à trois semaines de la reprise. Les conflits répétés avec le fils du dirigeant Ehab Allam ont eu raison du passionné. Dans cette gestion calamiteuse, Diamé, l’un des artisans de la monté en Premier League est vendu à Newscastle. Le même jour, les supporters d’Hull City apprennent que la famille Allam souhaiterait changer le nom du club, avant de le vendre à un nouvel investisseur.

Le dialogue est rompu, une blessure de plus pour Hull.

C’est pas une franchise US, non mais.

Mike Phelan, adjoint de Bruce, reprend les rênes de l’équipe. Ces plaintes sur le manque incontestable de recrue paraissent sans impact. Pourquoi des propriétaires voulant se séparer de leurs biens souhaiteraient investir dans celui-ci ? Alors les supporters passent à l’acte et manifestent. Phelan jette l’éponge, et certains joueurs ne savent plus si il faut rire ou pleurer.

Et maintenant ?

Il ne reste plus qu’à espérer que la famille Allam trouve un nouvel investisseur, que Hull City voit alors sa situation se stabiliser car sans ça, aucun coach ne sera assez fou pour tenter le pari… Aucun sauf un, nommé Steve Bruce, mais son retour inclus le départ de la famille Allam.

Le Tigre se mord la queue.

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