La franchise du Wisconsin se porte bien. Emmené par son duo Giannis/Jabari et le rookie Brogdon désormais célèbre pour son dunk sur LeBron, Milwaukee vit une belle saison. Après avoir évoqué le cas de Jabari Parker, il est l’heure de parler du phénomène grec au nom difficilement prononçable.

Giannis Antetokounmpo. Si cela peut vous servir à copier/coller son nom et ainsi voter pour lui pour le All-Star Game, n’hésitez pas. Il faut dire que le jeune Giannis mérite amplement cette saison de faire partie de cette élite. Il a clairement franchi un cap, monte en puissance de jour en jour, à l’image de Milwaukee et c’est en grande partie grâce au « Greek Freak ».

Sélectionné en 15ème position de la Draft 2013 par les Bucks, il commence de plus en plus à ressembler à un joli « steal ». Et pourtant, sa place à la Draft surprend beaucoup de monde, ayant joué en seconde division en Grèce. Beaucoup ne voyaient pas le championnat assez compétitif, et ainsi pas nécessairement suffisant pour réussir dans la grande ligue. Mais comme avec Parker, ou encore Brogdon, les Bucks ont montré qu’ils avaient du flair. Aujourd’hui et alors qu’il n’a fêté ses 22 ans que début décembre l’ailier a déjà démontré toute sa valeur.

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Une adaptation rapide à la grande ligue : 

Sa première saison NBA est compliquée, 6,8 points de moyenne pour une vingtaine de minutes jouées. Seulement 23 matchs en tant que starter. Personne alors, ne se doute encore du monstre qu’il va devenir. Mais dès sa seconde saison, Giannis montre un tout autre visage.

31 minutes jouées en moyenne, et ses statistiques s’en ressentent. 12,7 points, 6,7 rebonds et 2,6 passes de moyenne. Il saisit alors sa chance, prouvant ainsi que sa sélection à la Draft n’est pas un hasard. La saison dernière marque encore une évolution pour Antetokounmpo, il récupère encore quelques minutes de temps de jeu, et ne débutera qu’un seul match en dehors du cinq cumulant ainsi 16,9 points, 7,7 rebonds et 4,3 passes. Le grec monte en puissance, attirant de plus en plus les regards sur ses performances.

Vers l’infini et au-delà !

La saison de l’explosion :

2016-2017 est la saison qui propulsera Giannis au rang de star de la ligue. 24 points, 9 rebonds et 5,7 passes. Ajoutez 2,1 contres et 1,9 interceptions de moyenne. C’est simple, depuis son arrivée en NBA l’ailier des Bucks a progressé de manière constante dans tous les domaines statistiques, excepté son pourcentage à 3 points. Ajouté à cela un player efficiency rating de 28,54 soit le deuxième meilleur de la ligue derrière l’intouchable Russell Westbrook, mais devant James Harden, Kevin Durant ou encore LeBron James. Cette saison, ses statistiques dépassent largement les attentes au moment de sa draft, d’où son profil de « steal » de plus en plus visible.

Son niveau de jeu ayant grandement augmenté, c’est aussi ses responsabilités qui ont évolué avec lui. Il n’hésite pas à remonter la balle, appeler les systèmes, finir lui-même et distribuer à ses coéquipiers. Poste 3 sur le papier, le joueur ne se fait pas prier pour se muer en meneur sur le terrain, un meneur de 2 mètres 11, oui.

Il ne fait d’ailleurs plus aucun doute qu’il va être nommé Most Improved Player à la fin de la saison, dans l’hypothèse où il maintiendra son niveau de jeu actuel. Le 21 novembre, il se paye le luxe de réaliser un nouveau triple-double : 21 points, 10 rebonds, 10 passes, 5 interceptions, 3 contres. Des statistiques complètement folles, que seuls Jordan et Olajuwon ont réussi par le passé, rien que ça.

Un MVP en puissance ?

Athlétique, rapide, très adroit quand il s’agit de pénétrer dans la raquette pour y lâcher un gros dunk, l’ailier est redoutable, déjà surveillé de tous et déjà annoncé comme le futur de la ligue. Un avenir radieux pour un jeune joueur qui dégage une impression de puissance remarquable sur le terrain. Et après la victoire contre les Knicks le 4 janvier, nous pourrions désormais ajouter clutch à son CV déjà bien fourni. C’est lui qui au buzzer rentre le panier de la victoire pour des Bucks qui étaient dos au mur à ce moment-là.

J’ai été patient. Je savais que je pouvais tirer par-dessus n’importe qui n’importe quand. Je savais qu’il n’allait pas contrer mon tir. Il m’a donné l’espace pour aller sur mon bon spot.

Ce n’est par hasard que les Bucks ont misé sur lui : 100 millions de dollars sur 4 ans, c’est son contrat qui débutera l’an prochain. L’objectif est clair, les Bucks veulent construire leur franchise autour d’Antetokounmpo. Actuellement deuxième des votes du All-Star Game à l’Est, il serait le premier Bucks à y participer depuis Michael Reed en 2004.

Cette saison, le grec pourrait ainsi être le premier joueur de l’histoire à afficher de tels statistiques : 20 points, 9 rebonds, 5 passes, 2 interceptions et 2 contres de moyenne. Faisable sur 82 matchs ? Pas impossible pour un joueur qui gravit les échelons à une vitesse folle. C’est désormais évident, Giannis Antetokounmpo s’est fait une place dans l’élite de la ligue, et ce n’est pas prêt de s’arrêter.

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